Ahogbèya


Situation géographique et administrative

L'arrondissement de Ahogbèya est situé dans le sud-est de la commune de Klouékanmè. Il est distant du centre-ville de 9 km vers le nord-est. Il fait frontière au nord-ouest avec l'arrondissement de Lanta ; à l'ouest avec celui de Hondjin; au sud avec Klouékanmè-centre; au sud-est avec l'arrondissement de Zalli et au nord-est avec le fleuve Couffo. Il est un ensemble homogène composé de 8 villages et de 103 hameaux. L'arrondissement de Ahogbèya dispose d'un relief de plateau présentant de faibles dénivellations. La partie allant au sud-est au nord-est est celle qui présente les dépressions à humidité permanente par endroit et saisonnière par d'autre. Cette portion fait grossièrement 30% environ de l'unité topographique.
Le climat de l’arrondissement est de type subéquatorial humide et chaud avec deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches fortement différenciées. La pluviométrie moyenne annuelle est de 1050mm. Un micro climat de type subtropical se développe au cours des turbulences climatiques vers les régions de l’extrême nord de Ganhayadji et Aglali qui jouxtent le climat de transition du bas Bénin. Le climat donne l’avantage de deux cultures par an.


Les principaux cours d’eau et leur régime

Le principal cours d’eau de l’arrondissement est le fleuve Couffo. C’est un cours d’eau permanent et poissonneux. Il connaît des crues énormes en période de pluie et se rétrécie énormément en saison sèche. Un autre cours d’eau, secondaire, traverse aussi l’arrondissement. C’est un fleuve permanent et aussi poissonneux qui suit le régime du Couffo. Des marigots saisonniers existent aussi. Il s’agit de « Ganhaya », de Agassouhouin, de Hountô, de Fonsahouin, de Ahouahouè, de Abouli, de Souémètô et de Agboto qui sont des sous affluents du Couffo. Ils sont très utiles à l’arrosage de la tomate et du piment.


La typologie édaphique donne des sols variés dans l’arrondissement.

On distingue :

- Des sols sablo - latéritiques favorables à la culture de vivriers (du genre niébé, tomate) et à la mise en place des agrumes (oranges, citronniers). Ces sols sont rencontrés à Gonhayadji et ses environs;

- Des sols argilo - sablonneux très fertiles et propices à la culture du maïs et de tubercules. On les trouve à Aglali et ses environs;

- Des sols granito - sableux à forte concrétion, favorable aux agrumes et à la tomate, etc. On les rencontre aussi à Aglali;

- Des sols limoneux très riches propices à tout vivrier. Ils sont rencontrés à Dadji, Klossou et environ;

- Des sols ferralitiques, en dégradation, qui supporte encore à peine des cultures. C’est des sols de Ahogbèya-centre, Djihami, Madémè, Kplakatagon et une partie de Klossou.


ressources naturelles

La végétation est fortement anthropique dans l’arrondissement. On distingue globalement comme couvert végétal une savane arborée constituée d’une succession de champs et de jachères parsemés de palmiers, de neem, de teck, de kapokier, de baobab, d’eucalyptus. d’acajou, de pommiers, d’oranger, rencontrés çà et là. L’agriculture dans l’arrondissement excelle de subsistance. Les principales cultures saisonnières sont: le maïs, la tomate, le niébé (qui sont les principales spéculations), l’arachide, le manioc, le piment, etc. Les cultures pérennes sont faites le palmier, l’oranger, le manguier. On rencontre aussi les cultures forestières comme le teck, l’acacia et l’eucalyptus. Les cultures de rentes sont les agrumes, la tomate, le teck, le coton et le palmier à huile.


L’élevage est un élevage de subsistance. Il est du genre domestique avec quelques fois des enclos construits au tour des habitations pour les animaux. Les principales espèces élevées sont les caprins, les ovins, les porcins, la volaille, les bovins. Ces animaux sont nourris à domicile par l’éleveur en période de saison de pluie et mise en divagation en saison sèche. L’élevage se fait pour être à priori motif de vente. Il bénéficie faiblement des soins et prestations vétérinaires.


La pêche est une activité très peu pratiquée dans l’arrondissement. Elle est pratiquée dans le fleuve Couffo et dans les zones marécageuses (cas du marigot Horintô) en période de crue en août. Les espèces rencontrées sont : les carpes, les crabes, les silures, etc. Cette pêche est pratiquée à la ligne et au filet. Elle est destinée à l’autoconsommation et reste une activité secondaire dont la promotion comblerait le déficit de l’équilibre alimentaire des populations.


Au nombre des ressources naturelles, on peut noter l’existence des carrières latéritiques, de gravions et de sables surtout à Aglali et Ganhayadji. Elles sont utilisées dans les construction des infrastructures de base (construction de piste, d’école, de centre de santé, etc.). Elles présentent d’énormes atouts économiques pour l’arrondissement; seulement elles demeurent sous exploitée. L’existence du fleuve Couffo, des marigots et bas-fonds offre des opportunités au développement des activités agricoles de contre saison comme la riziculture, l’héliciculture et la pisciculture. Le secteur de transformation est peu développé dans l’arrondissement. Il se réduit à la petite transformation agroalimentaire et artisanale. De plus en plus, des groupements professionnels s’installent, s’organisent et se spécialisent. Les activités de transformation tout comme l’artisanat occupent bien les femmes que les hommes. Maçons, menuisiers, couturiers, coiffeurs, forgerons, vanniers, etc. sont les principaux artisans que l’on rencontre dans l’arrondissement. Ils s’installent, pour la plupart au bord des voies. Ce sont les petites pièces de matériaux précaires et faiblement équipés. L’artisanat suffit à peine pour nourrir son homme car très peu développé. La vente se fait dans les grands marchés de Klouékanmè, d’Agbangnizoun, d’Azovè et de Lalo. De petits marchés de jours et de nuits s’animent aussi au sein de l’arrondissement. Il existe plusieurs systèmes sanitaires dans l’arrondissement de Ahogbèya.