Adjahonmè


1.1. Situation géographique et administrative

L’Arrondissement d’Adjahonmè se situe dans la Commune de Klouékanmè, département du Couffo. Il est composé de dix (10) villages et limité:

- Au Nord par l’Arrondissement de Lanta;

- Au Sud par l’Arrondissement de Djotto;

- A l’EST par l’Arrondissement de Hondjin;

- A l’Ouest par l’arrondissement de Godohou, Commune d’Aplahoué.

- Au Nord-Est par l’Arrondissement d’Ahogbeya;

- Au Nord-Ouest par l’Arrondissement de Godohou ;

- Au Sud-Est par l’Arrondissement de Klouékanmè - Centre.

- Au Sud-Ouest par l’arrondissement de KISSAME, Commune d’Aplahoué.


Ces villages ont nom : Adjahonmè - Centre, Hohluimè, Dayéhoué, Kpévidji, Edahoué, Godohou, Olouhoué, Tchokpohoué, Sawamè - Hossouhoué et Toïmè. L’Arrondissement d’Adjahonmè présente un relief peu accidenté. Il partage le même climat subéquatorial que les autres arrondissements du département du Couffo, lequel climat comporte deux saisons sèches et deux saisons pluvieuses. La période de mars à juillet correspond à la grande saison pluvieuse de culture appelée « Eli » et la petite saison culturale appelée «< Ezo » couvre la période de septembre à novembre. Une petite saison sèche allant de juillet à août s’intercale entre les deux saisons de pluie. La grande saison sèche (Novembre - Février) appelée « Efio » marque la fin du cycle des activités agricoles. Les pluies sont par moment précédés d’orages. Il faut noter que ce climat ne comporte pas de grands vents. Cependant un vent mi chaud mi froid appelé harmattan balaie la zone entre décembre et février. L’Arrondissement n’est traversé d’aucun cours d’eau. Cependant il comporte quelques points d’eau que les populations environnantes utilisent pour leurs cultures de contre saison à Adjahonmè - Centre et Toïmè.

les villages de l’Arrondissement d’adjahonmè se localisent sur un territoire peu accidenté ayant pour support une série sédimentaire de formation argilo sableuse communément appelée terre de barre. On y rencontre des sols rouges, des sols cuirassés, des sols peu noirs provenant de la décomposition des débris végétaux. La végétation naturelle primaire fait de plus en plus place aux cultures itinérantes aux jachères, aux plantations de tecks, d’eucalyptus et de palmiers. On y rencontre aussi des arbres fruitiers notamment les manguiers, les orangers, les pommiers et quelques arbres sauvages comme le baobab, le néré et l’iroko. Les populations d’Adjahonmè majoritairement agricoles partent à la recherche de grands espaces cultivables et fertiles. Ceci va les amener à Voli-latadji, Monnontou et Gbowélé. Certains passent même la frontière pour se retrouver au Nigéria où il vont vendre chers les produits agricoles cultivés sur place. Pour des raisons de transactions, certains se dirigent vers les grands centres commerciaux comme Azovè, Bohicon, Cotonou, Parakou et Comè.


L’arrondissement d’Adjahonmè regorge de secteurs productifs générateurs d’emplois et de revenus. Il s’agit de l’agriculture et de l’élevage, de la gestion des ressources naturelles (GRN), des carrières et des mines, de la transformation et enfin l’artisanat et du commerce. L’agriculture de l’arrondissement d’Adjahonmè est une agriculture de subsistance constituant la base de l’économie. C’est encore une agriculture soumise à la bonne volonté de la pluviométrie naturelle malgré le potentiel hydrographique de la commune de Klouékanmè. La culture fréquente du palmier et l’exploitation prolongée des terres entraînent un appauvrissement des surfaces cultivables. Les principales cultures saisonnières sont : le maïs, la tomate, le manioc, le niébé, l’arachide, le coton le piment et le gombo. Elles constituent les principales sources de revenu des producteurs. L’agriculture étant la principale activité de l’arrondissement d’Adjahonmè, les recettes issues de cette activité contribuent a près de 80% de l’économie locale. Quant à l’élevage pratiqué à Adjahonmè, il est de type sédentaire. L’élevage traditionnel est le plus dominant et couvre les volailles, les petits ruminants, les bovins et l’élevage du porc. L’économie de l’arrondissement est donc tributaire de l’agriculture et de l’élevage. La pêche est une activité inconnue des populations d’Adjahonmè. L’espace territorial de l’arrondissement n’étant traversé par aucun cours d’eau. En lieu et place de la pêche, c’est plutôt la chasse qui est pratiquée. Celle-ci contribue aussi par ses recettes à l’édification de l’économie locale malgré son caractère modeste.


2.2.4 Transformation et artisanat

C’est un secteur d’activité où la majorité de la population s’évertue à réaliser des revenus. On les retrouve dans le domaine de l’équipement des bâtiments, dans le transport, l’alimentation en eau, dans l’habillement. Il s’agit des menuisiers, des puisatiers, des plombiers, des charpentiers, maçons, soudeurs, coiffeurs. On peut sans se tromper assurer en rapport avec d’autres secteurs les besoins essentiels de l’homme. C’est ce qui explique son apport important dans l’économie locale. Adjahonmè dispose d’un marché carrefour situé aux abords de la route reliant Azové à Abomey. C’est un marché des produits agricoles qui alimente les grands centres urbains du Bénin. Les activités commerciales concernent aussi bien les produits manufacturés que les produits de l’élevage. L’arrondissement d’Adjahonmè dispose d’un centre de santé et d’un dispensaire isolé.